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Auteur Fil de discussion: Neil Young "Une figure légendaire" hors du temps ...  (Lu 2627 fois)
Daniela
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"j'ai eu le plus étrange des rêves ..


« le: 26 Avril 2006 - 02:01 »

Neil Young "Hors du temps - Hors des modes "

La carrière de Neil Young s’étend sur quatre décennies. Son parcours exceptionnel, solitaire et sincère, sans aucune compromission, a fait du chanteur un monument, un repère pour les nouvelles générations, de Beck à Nirvana, en passant par Pearl Jam et bien d'autres.

Tout au long de sa carrière, Neil Young a enregistré de nombreux disques, souvent dans des styles musicaux très différents.

En 2005, son album : "Prairie Wind", traduit un retour aux sources et se montre l'égal de ses meilleures productions.
Neil Young y parle de rêves, de souvenirs, des liens familiaux et du temps qui passe.
En ce sens, "Prairie Wind" apparaît comme le dernier volet d'une trilogie amorcée avec "Harvest" en 1972 et "Harvest Moon" vingt ans plus tard.
Le premier single qui en est extrait, "The Painter", est tout à fait caractéristique de cet album, même si le message qu'il contient est plutôt surprenant de la part de Neil Young : "A vouloir suivre chacun de ses rêves, on risque de se perdre".

 Au début du mois d’avril 2006, Neil Young vient d’enregistrer un nouvel album studio, intitulé «Living With War», il a été enregistré en 3 jours. Composé de 10 titres, dont « Let’s Impeach the President » (« Attaquons le Président), cet album sortira dans le courant du mois de mai.

La biographie de Neil Young

Neil Young est le fils de Scott Young, un célèbre journaliste sportif canadien. Il est né à Toronto le 12 novembre 1945 et il a grandi à Winnipeg. Son premier instrument, il le reçoit en cadeau de Noël.

   "Mon père m'a donné un ukulélé en plastique. Je crois que c'était vers 57 – 58. - Tu as appris facilement ?- Non, pas vraiment ; j'ai pratiqué beaucoup. Mon père me jouait à sa manière de vieilles chansons folk canadiennes et j'ai commencé en l'imitant."

Neil apprend ensuite le banjo, puis il passe directement à la guitare électrique. Ses modèles s'appellent Hank Marvin des Shadows, Lonnie Mack et surtout Link Wray.

En 1963, il joue avec les Squires. En 1965, il fait partie des Mynah Birds qui comptent dans leurs rangs le chanteur Rick Matthews, que l’on retrouvera plus tard sous le nom de Rick James. Les Mynah Birds signent chez Tamla Motown et enregistrent un album resté inédit. Finalement, le groupe se sépare, contraint et forcé, lorsque Rick James est arrêté comme déserteur de la Navy.
Neil Young retourne au Canada où il tente une carrière de chanteur folk, mais sans réel succès. Accompagné de Bruce Palmer, il décide alors de tenter sa chance à Los Angeles.

Au hasard d’un embouteillage, Young et Palmer retrouvent Stephen Stills et Richie Furay, deux musiciens qu’ils avaient rencontrés quelque temps auparavant à New York. Avec le renfort de Dewey Martin, ils forment un groupe qu’ils baptisent Buffalo Springfield.Ils participent à la scène folk-rock et country-rock où ils côtoient les Byrds.
En un peu plus de deux ans, ils publient trois albums dont un seul extrait, “For what it’s worth”, atteindra le Top 10 américain.
Ces trois disques sont, dans l'ordre : « Buffalo Springfield » , « Buffalo Springfield Again » et « Last Time Around ». Mais lorsque ce troisième album paraît, en décembre 1968, Neil Young n’est déjà plus là.
De son passage au sein du Buffalo Springfield, on retiendra le classique "Mr. Soul".

En janvier 1969, Neil Young publie un premier album solo qui porte simplement son nom. On y découvre déjà tous les éléments qui feront bientôt son originalité, mais ils sont encore éparpillés comme les pièces d’un puzzle incomplet.
A cette époque, Neil fréquente Crazy Horse, un groupe de musiciens new-yorkais installé sur la côte ouest et composé de Billy Talbot à la basse, Ralph Molina à la batterie et Danny Whitten à la guitare.
Mais ce groupe existait déjà avant sa rencontre avec Neil.
"Ils s'appelaient au départ The Rockets. Ils étaient six et moi, je voulais monter un groupe avec seulement deux guitares, une basse et une batterie. J'en ai donc pris trois pour le disque et, en parallèle, ils ont continué les Rockets quelque temps. Puis, Danny est mort et tout ça s'est écroulé. Mais Crazy Horse, c'est ma vie. C'est là où je me sens le plus créatif."
Neil Young et Crazy Horse enregistrent “Everybody Knows This is Nowhere”, un album qui paraît en mai 69.
Il contient les classiques “Cowgirl in the sand”, “Down by the river” et “Cinnamon girl”.

En juin 1969, à la demande de Stephen Stills, son ancien partenaire du Buffalo Springfield, Neil Young accepte de rejoindre Crosby, Stills & Nash.
Le 16 juin, le quatuor se produit à Woodstock, un concert devenu légendaire, mais qui n'a guère laissé de souvenirs à Neil Young.
"Vraiment très peu. Je me souviens avoir refusé d'être filmé, d'avoir demandé au caméraman de s'éloigner et de ne pas monter sur scène. Et je me souviens des hélicoptères, du son de très mauvaise qualité et de l'immensité de la foule. Tous ces gens, c'était véritablement effrayant. Je pense aussi au disque qu'ils ont sorti, une véritable arnaque puisque la majorité des titres de Crosby, Stills, Nash & Young qui y figurent proviennent d'un concert au Fillmore East."

En rejoignant Crosby, Stills & Nash, Neil Young a toutefois posé une condition : celle de pouvoir continuer parallèlement sa carrière solo.
Concrètement, il enregistre le matin pour son propre compte, et l’après-midi, il est en studio avec Crosby, Stills & Nash pour les sessions de l’album "DEJA VU" qui sort en mars 1970.
"Deja vu" se classe N°1 aux Etats-Unis et Neil Young devient une star.
Pour beaucoup, cette consécration serait une fin en soi. Mais c'est mal connaître notre homme.
Après le double album, “Four Way Street”, témoignage "live" du phénoménal succès de Crosby, Stills, Nash & Young, Neil retourne à sa carrière solo et publie "After The Goldrush" en août 1970.

C’est un grand succès commercial, et il se double d'un autre bonheur pour Neil Young, la naissance de son premier fils, Zeke.
Mais son plaisir est en partie gâché par une hernie discale qui le cloue au lit pendant plusieurs mois et l’oblige à porter un corset.
Enregistré à Nashville avec des musiciens de studio rebaptisés The Stray Gators, "HARVEST" paraît en février 1972.
L’album est N°1 aux Etats-Unis et en Angleterre. Le single “Heart of gold”, où l’on remarque Linda Ronstadt et James Taylor dans les chœurs, connaît la même carrière.
Devant cette réussite commerciale inattendue, Neil Young est mal à l’aise, car il craint d’être assimilé à un simple phénomène de mode ou, pire encore, de devenir le symbole d’un quelconque mouvement musical ou culturel.

En novembre 1972, “Journey Through The Past" est la bande originale d’un film autobiographique.
Sa parution coïncide avec les morts par overdose de Danny Whitten, le guitariste de Crazy Horse, et de Bruce Berry, un roadie de Crosby, Stills, Nash & Young.
Cette double tragédie qui touche des amis très proches va affecter durablement l’œuvre de Neil Young.

La suite ...
« Dernière édition: 26 Avril 2006 - 02:44 par daniela » Journalisée

Daniela
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"j'ai eu le plus étrange des rêves ..


« Répondre #1 le: 26 Avril 2006 - 02:17 »

... Neil Young - suite 2 :

En 1973, il propose "Times Fade Aways"  C'est un album "live" composé uniquement de titres inédits enregistrés lors de sa tournée américaine avec les Stray Gators.
Si on fait le compte, Neil n’est pas retourné en studio depuis les sessions qui avaient donné "Harvest”.
Mais à partir de 1974, il redevient très productif et enregistre trois albums en un an et demi.
C’est d’abord "On The Beach" , un disque à la fois sobre et pessimiste qui paraît en juin 1974. Outre "Walk on", qui lui permet de renouer avec les hits-parades, on y trouve le très beau "See the sky about to rain".
"Tonight's the Night" date de juin 1975. C’est un album personnel et poignant qui ne s'embarrasse d'aucune préoccupation commerciale et qui témoigne du désarroi profond de Neil Young après les disparitions tragiques de Danny Whitten et de Bruce Berry.
Enregistré avec Crazy Horse augmenté notamment de Nils Lofgren, “Tonight’s the night” est certes un disque noir et morbide, mais c’est du très grand Neil Young.
Crosby, Stills, Nash & Young se reforment en 1974 pour une longue tournée et, éventuellement, un nouvel album. Mais des problèmes d’égo, de drogue et un certain manque d’inspiration font capoter cette réunion a priori prometteuse.
Neil Young retrouve alors Crazy Horse et son nouveau guitariste Frank “Pancho” Sampedro. Ensemble, ils enregistrent “ZUMA” qui paraît en novembre 75.
A noter que Crosby, Stills, Nash et Young sont tout de même réunis sur le dernier titre de cet album : "Through my sails".
“Zuma” contraste agréablement avec la noirceur du disque précédent. Il dégage une bonne dose de fraîcheur et d'enthousiasme.
On y trouve des grands classiques du répertoire de Neil Young : par exemple “Cortez the killer”, "Don’t cry no tears" et "Looking for a love".

En 1976, Neil Young refait un bout de chemin avec Stephen Stills pour l’album du Stills-Young Band, “Long May You Run".
Tous deux s’apprêtent à partir en tournée lorsque Stills est victime d’une infection à la gorge et le projet est abandonné.
Pour se détendre et s’amuser, Neil joue alors dans les bars de la Côte Ouest avec les Ducks, où l'on remarque deux anciens musiciens du groupe californien Moby Grape.

En juin 1977, Neil Young publie “American Stars'n Bars", un disque hybride composé sur une face de morceaux anciens restés inédits, et sur l'autre, de matériel plus récent.
On y entend Crazy Horse, mais aussi Linda Ronstadt, Emmylou Harris et Nicolette Larson. Et une nouvelle fois, Neil Young propose un de ces morceaux dont il a le secret : “Like a hurricane”.
A ce point de sa carrière, Neil Young fait une sorte de bilan et supervise lui-même la compilation "Decade" qui parait sous la forme d'un triple album en novembre 1977.
Il retourne ensuite en studio pour préparer "Comes a Time"  qui sort en octobre 1978. Depuis "Harvest", c'est son album le plus accessible et aussi sa plus grande réussite commerciale.
Dans la foulée, il entame sa première tournée importante depuis deux ans avec Crazy Horse. Filmée et enregistrée, cette série de concerts donnera le film "Rust never sleeps" et le double album "LIVE RUST".

En juin 1979, l’album “Rust Never sleeps"  - sans rapport avec le film qui porte le même titre - propose une face électrique et une face acoustique où l'on remarque “My my, hey hey (out of the blue)”.
Cette chanson où Neil Young évoque Johnny Rotten (le chanteur et leader des Sex Pistols), aura son importance dans le suicide de Kurt Cobain, quatorze ans plus tard. Nous en reparlerons un peu plus loin.

Après "Hawks and Doves"  en novembre 1980, Neil Young affronte une période particulièrement difficile de sa vie. Pendant un an et demi, sept jours sur sept, il consacre toute son énergie à tenter de rééduquer son fils Ben, tétraplégique de naissance.

Et comme Neil est avant tout musicien, il exprime ses sentiments dans ses chansons. D'abord dans "RE-AC-TOR", un album d'une totale violence, puis dans "TRANS".
Ces deux albums surprennent les admirateurs du chanteur qui préfèrent, et de loin, ses compositions plus anciennes. Ses ventes s’effritent, au grand désespoir de Geffen, sa nouvelle maison de disques.

En septembre 1983, Neil Young perd encore quelques fans lorsqu’il publie un album de pastiches de rocks des années 50, “Everybody's Rockin", enregistré cette fois avec les Shocking Pinks.
Ce disque est carrément éreinté par la critique. Mais Neil poursuit obstinément son idée : échapper aux classifications et ne jamais faire ce qu’on attend de lui.
Après le rock électronique et le rockabilly, Neil Young s’attaque à la musique country.
“Old Ways", qui parait en septembre 1985, a été enregistré en majeure partie dans le Tennessee, avec les participations de Waylon Jennings et de Willie Nelson.
Il revient ensuite à son style habituel sur l'album "Landing on water" , en août 1986. Mais pour son label, ce revirement arrive trop tard. Interdit d’enregistrement par Geffen, Neil se voit alors contraint de travailler dans une semi-clandestinité.
Il est même pris en chasse par un détective privé qui épie ses faits et gestes jour et nuit. Un accord à l’amiable met fin à cette histoire rocambolesque dont l’album “LIFE”, paru en mai 87, est le dernier épisode.
En 1987, Neil Young reprend la route avec Crazy Horse. C’est au cours de cette tournée qu’il repense à ce que lui avait dit Mike Bloomfield quelques années auparavant : “Tu devrais jouer du blues”.
Pour l'occasion, il monte un nouveau groupe, The Bluenotes, avec lequel il enregistre “This Note's For You", un album qui marque son retour sur Reprise, le label de ses débuts.

Neil Young envisage alors une collaboration avec R.E.M., mais elle échoue de peu pour des raisons contractuelles. En revanche, il concrétise un projet déjà vieux d’un an : la reformation de Crosby, Stills, Nash & Young.
"On a le projet de faire un album cet automne. David est maintenant en très bonne forme. Vous le savez sûrement, il a eu un gros problème de drogue. Maintenant c'est fini et il essaie de retrouver une bonne forme physique. Stills est vraiment trop gros. Nash, ça va bien. Je leur ai dit : 'Je joue avec vous, mais il faut vous préparer pour moi. Parce que moi, ça va très bien. Je suis en vie. Je joue bien et je suis heureux avec ma musique.' Je ne veux pas les traîner derrière moi comme un boulet."
“AMERICAN DREAM” paraît en novembre 1988. Plus de dix-huit ans après “Deja vu”, c’est le deuxième album inattendu du quatuor.
Neil Young en a signé quatre titres et cosigné trois autres avec Stephen Stills.

En octobre 1989, Neil Young publie l'album “FREEDOM”, où il est accompagné par un nouveau groupe, Restless.
Crazy Horse, les Stray Gators, International Harvesters, les Shocking Pinks, Restless et les Bluenotes sont autant de groupes que Neil Young utilise en fonction du projet qu’il veut réaliser, “comme un peintre qui choisirait plutôt une couleur qu’une autre” précise-t-il.

En 1990, c’est Crazy Horse qui est mis à contribution pour “Ragged Glory". Après trois albums et une tournée hautement électrifiée qui donne naissance au triple CD "ARC-WELD", Neil Young choisit de revenir à la guitare sèche.
Il le fait pour changer bien sûr, mais aussi par nécessité, car ses oreilles ont été mises à rude épreuve tout au long du "Ragged Glory Tour", au point de ne plus pouvoir en supporter davantage.
 
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« Répondre #2 le: 26 Avril 2006 - 02:23 »

... Suite et fin de la biographie de Neil Young :

Les conditions sont donc réunies pour enregistrer un album acoustique. “HARVEST MOON” sort en novembre 1992. Il a été réalisé vingt ans après “Harvest", dans le même esprit et avec la même équipe.
On y retrouve avec plaisir les Stray Gators, Jack Nitzsche, Nicolette Larson, Linda Ronstadt et James Taylor pour l’album le plus paisible de Neil Young depuis longtemps.
"Lucky Thirteen"  paraît en janvier 1993. C'est une compilation qui réunit sept titres de l'époque Geffen et deux inédits.

Quatre mois plus tôt, Neil Young avait participé au concert-anniversaire de Bob Dylan au Madison Square Garden de New York.
Une nouvelle fois, on avait pu admirer son jeu de guitare, un des plus beaux et des plus émouvants qui soit, mais aussi sa voix si particulière, qu'il ne considère pas comme un handicap, la comparant à celle de Dylan.
"Ça n'est pas pire que Bob Dylan. Nous ne chantons pas comme des petits oiseaux, mais nos voix sont vibrantes. Elles réveillent. Elles ne sont guère commerciales, mais elles sont authentiques."
Dans la continuité de “Harvest moon”, Neil Young publie un album “UNPLUGGED” en juin 1993.
Egalement disponible en vidéo-cassette, cette session acoustique réalisée pour MTV offre un choix de quatorze titres répartis sur l’ensemble de sa carrière, un choix qui a dû être difficile puisque, à raison d’un album par an, Neil possède alors un répertoire d’environ 300 titres.

Après “Philadelphia”, un titre écrit spécialement pour la bande originale du film de Jonathan Demme, Neil Young retrouve Crazy Horse pour “Sleeps with Angels", en août 94.
Le résultat est une nouvelle fois magique. La chanson “Sleeps with angels” (il dort avec les anges) est dédiée à Kurt Cobain, le leader de Nirvana.
Après son suicide, on avait retrouvé près du corps du chanteur une note où l’on pouvait lire : “Mieux vaut flamber que s’éteindre à petit feu”.
Cette phrase est extraite de "My my hey hey (out of the blue)", le titre qui ouvre l'album "Rust never sleeps", et Neil en avait conçu un véritable sentiment de culpabilité.
Au cours de l’été 1995, Neil Young réalise "Mirrorball"  avec le groupe Pearl Jam, un des fleurons du mouvement “grunge”.

Début 96, il compose la musique du film de Jim Jarmush, “DEAD MAN", une longue pièce instrumentale de 63 minutes qu'il interprète seul, principalement à la guitare électrique.
Puis, en juin 96, il produit "Broken Arrow", enregistré avec Crazy Horse, suivi en mai 97 par le "live" "Year of The Horse".
Quatre albums en deux ans : on le voit, Neil Young travaille à un rythme infernal.
Constamment sur la brêche, il propose "The Bridge School Concerts"  en décembre 97, une compilation d'artistes enregistrés lors des concerts de charité que Neil Young organise chaque année afin d'alimenter la fondation "The Bridge”.
Cette fondation soutient essentiellement une école réservée aux enfants souffrant de troubles de la communication ou de handicaps physiques sévères. Neil et sa femme Pegi, qui ont deux enfants tétraplégiques, en sont les fondateurs.
A l'automne 1997, Neil Young entreprend la réalisation d'un album solo acoustique, qu'il a prévu de baptiser "Acoustica". Mais peu après le début des enregistrements, il décide de repenser son projet, qu'il ne veut plus réaliser seul.
Début 98, il recrute plusieurs musiciens, notamment Jim Keltner, Spooner Oldham, Donald Dunn et Ben Keith, qui lui sont d'une aide précieuse et avec qui il met en boîte quatorze titres.
Mais son album est encore repoussé car il vient de s'engager dans une nouvelle aventure avec Crosby, Stills et Nash qui aboutit à l'album "Looking Forward".
Pour ce nouveau Crosby, Stills, Nash & Young, Neil a donné quatre des titres qu'il venait d'enregistrer de son côté. Et lorsqu'on lui pose la question de savoir qui est l'âme du groupe, sa réponse est catégorique.

"C'est Crosby, absolument. Il était le catalyseur et il l'est encore. Sans lui, ça ne m'intéresse pas. C'est pourquoi j'avais laissé tomber. Mais maintenant qu'il est bien, que son esprit resplendit à nouveau, maintenant qu'il est en pleine forme … C'est très beau à voir : on dirait un nouveau-né."
Après la sortie de "Looking forward", Neil Young part en tournée avec Crosby, Stills et Nash pour quarante dates. A cette occasion, il nous explique la différence entre Crosby, Stills & Nash et Crosby, Stills, Nash & Young, une différence qui ne se résume pas à sa simple personne.

"Ce que je sais, c'est que lorsque nous jouons ensemble, lorsque Stephen et moi nous tenons les guitares, l'assise du groupe se trouve modifiée et notre façon de chanter est différente. De même pour la relation fraternelle qui nous unit, les rapports que nous entretenons. Ils ne sont plus les mêmes lorsque nous sommes quatre. Et pas simplement parce qu'on ajoute une personne. Dans le groupe, la relation que chacun entretient avec l'autre change brutalement avec le départ ou l'arrivée de l'un de nous."
La tournée se termine aux Etats-Unis le 12 avril 2000, au moment où parait enfin le nouvel album de Neil, "Silver and Gold".
Le résultat, c'est un travail artisanal parfait, la quintessence de son talent, proche dans l'esprit de son album de 1970, "After the goldrush".
Brillamment interprété et pleinement abouti, "Silver & Gold" prouve que savoir prendre son temps est une vertu, surtout quand on s'appelle Neil Young.

Un nouvel album "live" de Neil Young, "Road Rock", Volume 1", paraît en novembre 2000. On y trouve l'inédit "Fool for your love" et un duo avec Chrissie Hynde sur la reprise de "All along the watchtower" de Bob Dylan.

Au printemps 2002, il publie "Are You Passionate ?". C'est pour lui l'occasion de replonger dans l'univers soul des Disques Stax, avec la complicité des deux vétérans de Booker T. & The MG's, l'organiste Booker T. Jones et le bassiste Donald "Duck" Dunn.

Au cours de l'été 2003, quatre anciens albums de Neil Young paraissent pour la première fois en CD : "On The Beach",   "Hawks & Doves", "Américan Stars n' Bars" et "RE-AC-TOR".
Puis il propose "Greendale", un concept-album enregistré avec Crazy Horse et qui traite de l'évolution de la société américaine. Les dix chansons qu'on y trouve racontent la vie de la famille Green, qui habite dans la ville imaginaire de Greendale.

En novembre 2004, le label Reprise publie un "GREATEST HITS" consacré à Neil Young, un survol en 16 titres d'une carrière qui ne saurait se résumer aussi simplement.

Pour le chanteur, l'année 2005 se montre riche en émotions fortes.
En avril, il doit se faire opérer d'urgence d'un anévrisme cérébral. A peine remis, il a la douleur de perdre son père, Scott, qui décède en juin.
Son album, "Prairie Wind", lui est dédié. Il a été enregistré à Nashville, et constitue le dernier volet d'une trilogie entamée avec "Harvest" en 1972 et poursuivie en 1992 avec "Harvest Moon".
Outre le fidèle guitariste Ben Keith, on y remarque Emmylou Harris qui chante sur trois titres : "Far from home", "This old guitar" et "No Wonder", un titre très politique écrit après les attentats du 11 septembre 2001. 

"Prairie wind" est également le titre d'un film "Heart of Gold". Il a été réalisé par Jonathan Demme à partir de deux concerts filmés à Nashville au Ryman Auditorium les 18 et 19 août derniers.
«  Neil Young : Heart of Gold "   États-Unis - 2006 - Spectacle musical sur scène – sortie au Québec le 24 février 2006  «

Neil Young s'apprête également à publier un coffret de 8 disques de raretés.
On y trouvera des titres de ses tout débuts en 1963, d'autres de l'époque des Squires, les balbutiements du Buffalo Springfield, ainsi qu'un enregistrement "live" au "Riverboat" de Toronto.

« Dernière édition: 21 Février 2008 - 23:00 par Daniela » Journalisée

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« Répondre #3 le: 26 Avril 2006 - 02:30 »

Merci, Daniela, excellent boulot !.

En passant, j'ai vu le lien, et merci également à Georges Lang qui m'avait laissé publier la bio de Leonard Cohen. Wink

Patrice.
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Il est vrai que le clown est triste quand le rideau tombe enfin (Reinhard Mey).
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un violon en flammes,jusqu'au repos de mon âme


« Répondre #4 le: 26 Avril 2006 - 02:47 »

Je ne saurais dire mieux!Excellent boulot!Il parait que Daniela est une inconditionnelle de Neil Young aussi Wink!
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« Répondre #5 le: 26 Avril 2006 - 02:55 »

Neil Young : Heart of Gold

"Heart of Gold" ce film qui nous présente un portrait fort intimiste du célèbre chanteur.
  
Le film porte sur le spectacle Prairie Wind. Tout au long du film, l'auteur-compositeur-interprète est accompagné de compagnons de longue date tels que sa femme, Pegi Young, Emmylou Harris, et le guitariste Ben Keith.
 
« Elle a dit...  Un film parsemé d'histoires et d'anecdotes, c'est extrêmement beau à voir, à attendre [...] Un film pour les fans de Neil Young, mais aussi pour ceux qui veulent découvrir ce miracle tellement vivant... Et je ne vous raconte pas la fin... Il faut d'ailleurs rester jusqu'à la toute fin du générique! «

Neil Young: Heart of Gold
Réalisé par : Jonathan Demme
Avec : Neil Young, Emmylou Harris, Ben Keith, Spooner Oldham, Rick Rosas, Karl Himmel, Chad Cromwell, Wayne Jackson, Pegi Young, Anthony Crawford, Diana Dewitt, etc.
Produit par : Paramount Classics All Movies  
Pays : USA  
(Sorti le 24 février 2006 au québec)
La chronique culturelle de Marie-Christine Trottier à Désautels (20 février 2006)

http://www.radio-canada.ca/radio/desautels/20022006/69764.shtml
« Dernière édition: 26 Avril 2006 - 12:56 par daniela » Journalisée

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« Répondre #6 le: 26 Avril 2006 - 03:11 »

   Cheesy  La sortie d’un nouvel album de Neil Young est prévue courant mai 2006, il s'intitule «Living With War» :

" Un an après son album country folk «Prairie Wind», l’artiste canadien Neil Young s’apprête à revenir avec un nouvel album studio intitulé «Living With War».

Neil Young s’en prend à l’administration Bush et sa guerre en Irak sur ce nouvel album enregistré sur une période de trois jours avec « un trio de force, des trompettes et une chorale de 100 voix » précise le chanteur canadien.

Neil Young décrit son nouveau matériel comme de la musique «protestation métal folk» ou une version métal de Phil Ochs et Bob Dylan."

L’album « Living With War «  composé de 10 titres, dont un intitulé « Let’s Impeach the President » sortira dans le courant du mois de mai.
Cet album sera prochainement disponible gratuitement à l’écoute en ligne sur le site officiel de Neil Young - Plus d’infos sur le site officiel.


Site Officiel de Neil Young :
http://www.neilyoung.com/ 
____________________________________________


Sur le lien ci-dessous, on y trouve une interview-vidéo :

http://www.youtube.com/watch?v=7utryGZ25dg
(CNN Showbiz Tonight Interview Clip - provenant du site officiel de Neil Young de « Living With War » )
http://www.neilyoung.com/lww/lww.html


« Dernière édition: 27 Avril 2006 - 01:12 par daniela » Journalisée

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« Répondre #7 le: 03 Juin 2006 - 19:10 »

C'est pourtant vrai que tu sembles une inconditionnelle de Neil Young, Daniela
Je viens de relire tout ce que tu avais posté et c'est impressionnant.

Ce soir, il repasse Dead Man avec la musique inoubliable de Neil Young.
Je vais me régaler.

Cécile  Smiley
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